Du trousseau d’hier à l’art de vivre d’aujourd’hui
- Frederic Morand
- il y a 4 jours
- 2 min de lecture

La dot de la mariée et son trousseau ont longtemps incarné bien plus qu’un simple ensemble de biens matériels. Ils représentaient une projection dans le temps, une manière de préparer l’avenir, de transmettre un patrimoine et de garantir une forme de sécurité domestique et familiale.
À travers les siècles, le lin occupait une place centrale dans cette tradition. Draps, nappes, serviettes, chemises : le lin était choisi pour sa résistance, sa pureté, sa capacité à traverser les usages. Brodé dès l’enfance, conservé dans des coffres, compté, inventorié, le linge de lin était pensé pour durer toute une vie — et souvent bien au-delà.
Ce rapport au temps est aujourd’hui profondément transformé. Nos modes de vie ont changé, les espaces se sont réduits, les usages se sont simplifiés. Pourtant, l’idée fondatrice demeure : choisir moins, mais choisir juste.
Offrir du linge de maison — neuf ou issu d’un ancien trousseau transmis de génération en génération — n’est plus un geste d’abondance, mais un acte de sens. Il ne s’agit plus d’accumuler, mais de sélectionner des pièces capables d’accompagner une vie, en harmonie avec le mobilier, l’espace et les usages contemporains.
Dans cette continuité, le lin conserve toute sa pertinence. Fibre naturelle, durable, intemporelle, il dialogue aujourd’hui avec le design, l’architecture et le mobilier contemporain. Comme autrefois, il ne cherche pas l’effet, mais la justesse. Il s’intègre dans un art de vivre où la qualité prime sur la quantité, où les objets sont choisis pour être conservés, transmis et patinés par le temps.
Ainsi, le trousseau n’a pas disparu : il a changé de forme.Il n’est plus un inventaire, mais une intention.Une manière d’habiter le monde avec respect, conscience et élégance.



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